Hi! How can we help You?

Le Symbolisme du Sel et de la Lumière

Shopping cart

No products in the cart.

Le Symbolisme du Sel et de la Lumière

Le sel dans la Bible n’est pas seulement un condiment (« Ce qui est fade se mange-t-il sans sel ? » Job 6, 6) mais surtout un moyen de conserver les aliments. Puisque le sel conserve et donne de la valeur aux aliments, il est tout naturellement regardé comme le symbole de ce qui enrichit et de ce qui demeure.

Le sel dans la Bible

Ainsi le mêle-t-on aux sacrifices selon les prescriptions du Lévitique :

Tout ce que tu offriras en oblation, de sel tu le saleras, et tu ne laisseras pas ton oblation manquer du sel de l’alliance de ton Dieu ; sur toutes tes offrandes tu offriras du sel. (Lévitique 2, 13)

On purifiait l’enfant nouveau-né en le frottant de sel (Ezéchiel 16, 4) comme le prophète Elisée assainit l’eau des sources de Jéricho en y jetant du sel (2Roi 2, 19-22). Manger le sel de quelqu’un signifie être attaché à sa maison (Livre d’Esdras 4, 14) et le salaire est le prix du sel.

Dans la liturgie chrétienne, dès le quatrième siècle et jusqu’à la réforme de Paul VI (1969), le sel a été utilisé comme nourriture symbolique dans la préparation au Baptême. L’imposition du sel signifiait que l’âme de l’enfant allait être soustraite à la corruption du péché, et qu’elle pourrait désormais éprouver du goût pour la Parole de Dieu et sa présence réelle dans l’Eucharistie.

Il y a 32 mentions du mot sel dans la Bible. On rapporte seulement une fois son usage par Jésus. Trois évangélistes nous le citent : Matthieu, Marc et Luc. Ainsi, être le sel, c’est être le meilleur, c’est faire partie de l’élite. Dans le Nouveau Testament, ce sont les apôtres qui sont appelés ainsi par Jésus, quand il les envoie en mission (Matthieu 5, 13).

Toutefois, le sel pouvait au contraire être regardé comme un signe de malédiction ou quelque chose qui tue la terre (cf. Jérémie 17, 6 ; Juges 9, 45 ; Sophonie 2, 9). Dans le Nouveau Testament, le sel est l’image de la sagesse et de la pureté morale. En somme, le sel est appréhendé comme la mort de la terre, lorsque cette terre évoque le péché, le mal.

Dans l’Évangile, être « le sel de la terre » est quelque chose de positif : nous sommes appelés à purifier le monde du mal et à garder le meilleur de chacun. Cela va jusqu’à l’amour des ennemis, non parce que l’on aimerait tout d’un coup le mal, mais parce que notre façon de considérer l’autre ne garde que le meilleur.

La lumière dans la liturgie

Dans la Rome antique, les empereurs se faisaient entourer d’hommes portant des torches pour annoncer leur présence. Le Christianisme naissant a repris cette idée en entourant de la lumière non pas l’empereur mais le Roi des Rois : le Seigneur Jésus.

Fonctions de la lumière

Historiquement, elle sert à éclairer : l’autel dans les catacombes et les basiliques des premiers chrétiens, la croix de procession…

Symboliquement, elle permet d’honorer les signes de la présence de Jésus, Lumière du monde, parmi nous. On entoure donc de cierges les signes du Christ dans l’Église : Jésus présent dans le pain et le vin consacrés, l’autel qui représente Jésus s’offrant sur l’autel de la Croix, la croix de procession, l’Évangéliaire porté en procession (car Jésus est la Parole de Dieu), les reliques de saints.

La lumière dans l’Écriture

Le terme de lumière revient en de multiples passages de la Bible. Le Nouveau Testament précise que c’est Jésus qui est « la lumière du monde » :

À la naissance de Jésus : « Le peuple qui demeurait dans les ténèbres a vu une grande lumière ; sur ceux qui demeuraient dans la région sombre de la mort, une lumière s’est levée. » (Mt 4 :16)

La présentation de Jésus au temple : Syméon déclare que Jésus est « la lumière qui éclaire les nations. » (Lc 2, 32)

À la transfiguration : « Et il fut transfiguré devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. » (Mt 17, 1)

Jésus désigné comme la vraie lumière : « Le Verbe était la lumière véritable, qui éclaire tout homme ; il venait dans le monde. » (Jn 1, 4-9)

Jésus Lui-même déclare : « Je suis la lumière du monde. Qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais aura la lumière de la vie. »

Vous êtes la lumière du monde : « Ainsi votre lumière doit-elle briller devant les hommes. » (Mt 5 :16)

18 May 2026