Hi! How can we help You?

La Conversion

Shopping cart

No products in the cart.

La Conversion

Qu’est-ce que la véritable conversion ? Est-ce simplement « déclarer que le Christ est notre Seigneur et Sauveur » ? À quel moment sommes-nous convertis et comment cela se passe-t-il ? Est-ce quelque chose de soudain, d’immédiat ? Ou est-ce un processus graduel qui dure toute une vie ? Tellement de gens ont à lutter contre leurs problèmes, leurs faiblesses et leurs péchés. Dieu S’attend-Il à ce qu’ils vainquent, à ce qu’ils croissent ? Qu’entend-on par tout ce qui précède ? Et comment doit-on procéder ? Quel rôle joue l’Esprit-Saint ? Et qu’en est-il de la foi et du repentir ? Plusieurs présument qu’ils doivent être parfaits. D’autres jugent les voies de Dieu d’après la conduite qu’adoptent les chrétiens… Voilà autant de questions qui font chanceler notre foi au quotidien, nous éloignant du sens véritable de notre conversion.

Définition

Etymologiquement, le mot latin conversio a traduit le terme grec épistrophé qui désigne d’abord l’acte physique de revenir sur ses pas, désigne ensuite un changement d’attitude au profit des valeurs ancestrales, avec une connotation positive ; le mot évolue ensuite vers le choix d’un système de pensée à un autre.

Dans la tradition judaïque, le terme shub que l’on retrouve dans la Bible implique la rencontre de l’homme avec Dieu et la conclusion d’un pacte avec lui qui n’exclut pas la réciprocité, c’est-à-dire la conversion de Dieu à l’homme.

En latin, conversio, à partir de son sens premier de transformation des choses, désigne un changement mental chez l’individu.

En français, la conversion est selon le Littré, l’« action de tirer les âmes hors d’une religion qu’on croit fausse pour les faire entrer dans une religion qu’on croit vraie ». La conversion personnelle serait donc le fait « d’entrer dans une religion qu’on croit vraie ».

Quand une personne est-elle convertie ?

Un grand nombre de personnes ont souvent douté de leur conversion parce qu’on ne leur avait jamais enseigné sa véritable signification. Dans le feu de l’action, lorsqu’elles se retrouvent sous pression, la confiance nécessaire pour régler effectivement leurs problèmes leur fait défaut. Elles ne sont même pas certaines qu’elles aient la puissance nécessaire pour vaincre.

Puisque le diable — l’auteur de la confusion (I Cor 14 :33) — a séduit toute la Terre (Apoc. 12 :9), il cherche également à introduire la confusion à ce sujet dans la vie de tous ceux qui se disent chrétiens.

Qu’est-ce qu’un véritable chrétien ?

Est-ce quelqu’un qui « va à l’église » — qui fait « profession de foi » à l’égard de Jésus — qui affirme « connaître le Christ » — ou quelqu’un qui a été « baptisé » ? Existe-t-il un seul verset de la Bible vers lequel nous pouvons nous tourner pour obtenir la définition biblique d’un véritable chrétien, un verset qui éliminerait toute possibilité de confusion ?

L’apôtre Paul a écrit :

« Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » (Rom 8 :14)

Un chrétien est donc quelqu’un qui est conduit par l’Esprit-Saint. Mais avoir l’Esprit-Saint est-il essentiel pour être chrétien ? Au moment d’écrire ces lignes, Paul avait déjà affirmé :

« Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. » (Rom 8 :9)

C’est aussi simple que cela ! Ou une personne a l’Esprit de Dieu et est donc chrétienne, ou elle ne l’a pas et n’est pas chrétienne, « ne Lui appartient pas ». Toute personne réellement convertie a en elle l’Esprit-Saint.

Vous recevrez une puissance…

Le Christ a enseigné à ses apôtres pendant quarante jours après sa résurrection (Ac 1 :3). Il leur avait donné pour instructions d’attendre à Jérusalem jusqu’à ce qu’ils reçoivent l’Esprit-Saint le jour de la Pentecôte, soit dix jours plus tard. Les disciples lui demandèrent s’Il était à la veille d’établir Son Royaume sur la Terre. Juste avant de monter au ciel, Il leur dit :

« Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments… Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous… » (Ac 1 :7-8)

Tout comme les apôtres attendant la « puissance » de l’Esprit-Saint, la plupart des gens s’attendent à recevoir une sorte de force additionnelle au moment de la conversion. Il n’y a donc pas de différence en ce qui concerne un chrétien potentiel attendant de recevoir l’Esprit de Dieu lors de son repentir et de son baptême.

Paul a écrit à Timothée :

« Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse. » (II Tim 1 :7)

Les chrétiens ayant reçu l’Esprit de Dieu ont donc vu une puissance très réelle entrer dans leur vie. Le verset dit aussi qu’un chrétien doit faire preuve d’amour — pratiquer la voie de donner — et que sa conduite doit démontrer de la sagesse (orig. grec : sain d’esprit).

Le fait que l’Esprit de Dieu transmette cette qualité est une preuve que Dieu veut que les chrétiens comprennent en quoi consiste leur appel, leur conversion et le but qu’Il a en vue à leur égard. Il veut que les gens soient affermis dans Ses voies. Bien entendu, cela implique qu’ils doivent comprendre tous les aspects fondamentaux de la conversion, à travers leur foi et le repentir.

La foi et le repentir

Nous avons déjà expliqué que Dieu donne Son Saint-Esprit lors du baptême, ce dernier étant administré après qu’il y ait eu repentir. Mais comment pouvons-nous nous repentir ? Devons-nous juste déclarer, par une simple affirmation, « je me suis repenti » ? N’y a-t-il vraiment que cela à faire ? La réponse est un NON catégorique ! Les choses ne sont pas si simples.

Le repentir est un don de Dieu de la même façon que l’est l’appel initial. En parlant des païens, le passage dans Actes 11 :18 dit :

« Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu’ils aient la vie. »

II Timothée 2 :25 dit en parlant de certaines circonstances :

« …dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité. »

Finalement, Romains 2 :4 explique que c’est « la bonté de Dieu [qui] pousse à la repentance ». Les gens ne « stimulent » pas leur repentir pour ensuite exiger de Dieu qu’Il leur donne Son Saint-Esprit (Ac 2 :38).

Les gens doivent chercher Dieu puis demander le don du repentir. Ce n’est pas quelque chose d’automatique et ne devrait d’ailleurs jamais être considéré de cette façon. Mais Dieu l’accorde à tous ceux qui Le cherchent de tout leur cœur comme l’a fait David dans le psaume 51.

Toutefois une conversion profonde ne survient pas du jour au lendemain. Paul a écrit aux Corinthiens et leur a dit qu’ils étaient des « enfants (bébés) en Christ » (I Cor 3 :1). Il souligne leur besoin de « lait » au lieu de « nourriture solide ». Le nouveau chrétien ressemble beaucoup à un petit enfant. Par analogie, il apprend d’abord à se tourner sur lui-même, puis à se traîner et ensuite à marcher (et même là, d’abord de façon incertaine et vacillante). Ce n’est que plus tard qu’il apprend finalement à courir (spirituellement parlant).

Paul comprenait cela. Il a comparé la conversion à participer à une course :

« Ne savez-vous pas que ceux qui courent dans le stade courent tous, mais qu’un seul reçoit le prix ? Courez de manière à le remporter. » (I Cor 9 :24)

Voilà le mode de vie d’un chrétien. C’est une croissance lente mais constante, qui, par une pratique quotidienne, permet au progrès de s’accomplir dans la vie de la personne qui copie Christ. Le nouveau converti s’efforce sincèrement, du fond du cœur, d’être différent, d’emprunter une voie différente, de suivre celle de Dieu et ce, pour le reste de sa vie.

18 May 2026