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Les Nourritures Spirituelles

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Les Nourritures Spirituelles

Tout ce que la création peut nous offrir, ne contenant point la vie absolue, ne peut rassasier l’homme. Dieu seul comble les désirs de ce dernier. Nos élans les plus vertigineux touchent leur but dans la personne du Verbe habitant au milieu de nous.

Les Écritures présentent en figure plusieurs aspects de la nourriture spirituelle des croyants. Ce sont les biens de l’amour de Dieu envers nous, que nous goûtons à sa table dressée dans le désert (Ps. 23:5), avant d’être introduits dans Sa maison.

Le Sang et la Chair du Christ

En rappelant aux Juifs que leurs pères avaient mangé la manne au désert, le Seigneur montre qu’il venait maintenant ici-bas comme la vraie manne, le pain de vie, le pain de Dieu (v. 34, 35). Il se présente d’abord comme un Christ vivant au milieu de son peuple (v. 40). Mais pour donner la vie à d’autres, le Fils de l’homme devait mourir, laisser sa vie (Jean 10:17), et son sang devait être versé.

Manger la chair du Fils de l’homme et boire son sang communique la vie éternelle, qui est Christ lui-même (v. 50, 51, 53). Cet acte, spirituel, ne se répète pas. La cène du Seigneur en est la figure tangible, mais ne confère pas le salut.

Dès lors, le croyant a la vie divine, et la mort ne domine plus sur lui. Identifié avec Christ dans sa mort (telle est la portée de l’acte de manger), il a la promesse de la résurrection (v. 54).

Mais la vie divine dans le croyant doit être entretenue spirituellement. Christ est la nourriture qui fortifie son âme (v. 56). C’est ainsi que nous demeurons en Christ, et lui demeure en nous. Aucune communion avec lui ne peut être réalisée en dehors de sa mort.

L’agneau pascal

La chair de l’agneau devait être mangée rôtie au feu (Ex. 12:8). Christ a traversé pour nous le feu du jugement. En mangeant (spirituellement) la chair de l’agneau, nous sommes identifiés avec le sacrifice qui nous délivre du jugement et de la mort. Le sang de l’agneau met effectivement à l’abri de ce jugement tous ceux qui, par la foi, sont au bénéfice de l’œuvre de la croix.

Christ, Agneau de Dieu, est le vrai agneau pascal. La fête de la Pâque est l’anticipation de son sacrifice à la croix.

Les pains sans levain

Avec le repas de l’agneau, Israël mangeait des pains sans levain, pains d’affliction (Ex. 12:8 ; Deut. 16:3). La fête des pains sans levain, liée à la Pâque (Luc 22:1), durait sept jours. C’est la figure de ce que doit être notre vie chrétienne tout entière, exempte de mal et de souillure.

Si un mal est manifesté dans une assemblée, le corps tout entier est souillé. La purification s’opère par la confession et l’identification collective avec le mal dont il faut ensuite se séparer. C’est là manger le sacrifice pour le péché dans un lieu saint, comme une chose très-sainte (Lév. 10:17).

La manne

La manne était la nourriture du peuple d’Israël à travers le désert ; elle lui avait été envoyée du ciel en réponse à ses premiers murmures (Ex. 16:12). C’était une pluie divine et le blé des cieux (Ps. 78:24), image de Christ, pain de Dieu (Jean 6:32-35, 51).

En traversant le désert (image du monde), le chrétien se nourrit de Christ, la vraie manne céleste. Un omer de manne devait être gardé comme souvenir des soins de Dieu envers son peuple dans le désert (Ex. 16:32, 33). Rien de ce que Christ aura été pour nous ici-bas ne sera oublié dans toute l’éternité.

Christ a été ici-bas l’étranger, le Fils de Dieu sur la terre, sans cesser d’être le Fils de l’homme qui est dans le ciel (Jean 3:13).

Dans la gloire, Christ, le vrai serviteur de l’Éternel, introduira ses rachetés au souper éternel de la grâce ; il « les fera mettre à table, et, s’avançant, il les servira » (Luc 12:37). Que son Nom soit béni !

18 May 2026